
*
Nos collections
*
Robes
et ensembles de saison
*
Galerie de nos créations |
Les garçons,
Chouchous des mamans ?
Amour possessif, chouchoutage excessif, fiston accroché aux
jupes de sa mère ...
Les clichés ont la vie dure ! Pourtant, voilà l'une des plus
belles relations qui soit ...
...A condition de parvenir à lâcher du lest et à se laisser
porter par cette passion aussi inconditionnelle que constructive
pour nos garçons. Les relations mère-fils font toujours,
curieusement beaucoup sourire. On a beaucoup plus souvent
exploré les relations mère-fille marquées par la rivalité, ou
encore les rapports père-fils, mais jamais vraiment les
relations entre mère et fils. De quoi se demander, si,
finalement, le sujet n'est pas un peu tabou.
On en rêvait,
on l'a fait !
Une chose est sûre : avoir un fils est une très belle aventure
pour les mamans ...
Et un vrai rêve !
Pendant la grossesse, de nombreuses femmes nourrissent l'espoir
secret d'un garçon. Même si elles affirment de façon consciente
qu'elles préféreraient une fille, c'est le désir inconscient
d'une certaine complétude, puisque, grâce au petit garçon, elles
vont abriter, en plus de leur sexe, l'autre sexe. D'où la
satisfaction d'accoucher d'un petit homme. Le fils est toujours
le phallus que la mère n'a pas (autrement dit, le fantasme de
virilité). Bref, c'est la réincarnation d'elle-même en homme.
Voilà pourquoi, très tôt, la certitude absolue d'avoir un petit
garçon s'impose.
Une plongée
dans l'inconnu.
Cette crainte sourde de s'identifier à sa mère et de reproduire
avec sa propre fille les difficultés qu'on a soi-même traversées
enfant ne se pose pas avec un fils. Le petit garçon nous fait
échapper à l'identification et nous plonge d'emblée dans la
différence absolue et irréductible ! En donnant naissance à un
fils, une mère accède à une autre planète, celle des hommes ...
C'est toujours un peu désarçonnant d'avoir dans les bras un
petit bout’ chou dont on ne connaît pas le mode d'emploi !
Comment l'éduquer, l'aimer et même le changer ?
A la maternité, les questions pleuvent. D'où un sentiment
d'inquiétante étrangeté !
La relation mère-fils ne procède pas de l'intuition, comme avec
une fille, mais nécessite un apprivoisement progressif.
Résultat, parce que l'on connaît moins bien a priori, on est
tenté de couver d'avantage son fiston. Et c'est ainsi que, dès
les premiers jours, la "mère poule" est en route ! Les études
montrent que l'allaitement se déroule de façon beaucoup plus
"collé-serré" avec un garçon. Les mamans s'adaptent également
plus volontiers à son rythme biologique veille-sommeil et se
lèvent plus facilement la nuit. Comme si elles accordaient
davantage d'attention et de soins à ce petit être qui leur
échappe !
Opération
séduction
C'est vrai, les mamans pardonnent tout à leur petit roi du sexe
masculin. Il les fascine, les séduit, les ensorcelle ! Elles
l'appellent même "mon petit homme". Depuis les découvertes de
Freud et du "complexe d'Oedipe" universellement partagé, on sait
que les relations entre mère et fils sont marquées par une
certaine érotisation. Le fils nourrit lui aussi un amour
inconditionnel pour sa mère, qui restera, toute sa vie, son
premier objet d'amour, sa déesse. Il n'y a rien de trouble
là-dedans : pour le petit garçon, se marier avec sa maman reste
un rêve, la projection d'un idéal.
Ces relations vouées à l'excès fascinent mais font peur aux
mamans. obsédées par le spectre de l'Oedipe, elles s'interdisent
d'aimer passionnément leur petit garçon. L'important est de
poser des limites et de faire preuve d'autorité. Une maman
équilibrée, rassurante sans être étouffante, va pouvoir donner à
son fils une solide sécurité de base. Ce sera à elle, un peu
plus tard, d'être à l'écoute des désirs d'autonomie de son petit
homme.
Accepter qu'il
nous échappe
Un garçon va vouloir tester, beaucoup plus tôt qu'une fille, son
indépendance. Dès 2 ans, il expérimente des "moments de
filature" : il cherche à s'échapper, loin devant sa mère, tout
en la regardant du coin de l'œil, pour vérifier qu'elle est
toujours là. On a beau avoir du mal à lui faire confiance, il
faut comprendre sa volonté de grandir très vite ... Et le lâcher
un peu. Si les garçons ont tant besoin d'expérimenter, de
grimper, d'explorer de nouveaux territoires, c'est autant pour
dépenser leur énergie que pour tester la prise de distance.
Un peu plus tard, vers la phase de latence (autour de 5-6 ans),
une mère doit également entendre la pudeur naissante de son
garçon. A ce moment délicat où les pulsions sont en sommeil, il
faut faire attention à ne pas trop le câliner, l'embrasser,
surtout s'il s'échappe du giron maternel ! Plus facile à dire
qu'à faire ... Certaines mamans ont beaucoup de mal à voir leur
ex bébé refuser farouchement leurs câlins. Elles pensent : "Il
ne m'aime plus. Qu'est ce que j ai bien pu lui faire ? Pourquoi
me déteste-t-il ? " Alors que c'est tout le contraire ! C'est
bien parce qu'il l'aime trop que le petit garçon cherche à se
détacher d'elle, à s'échapper de ses bras.
7 clés pour
bien éduquer son fils
* Aidez-le à exprimer ses émotions (Il faut, dès le plus jeune
âge, l'encourager à parler de ses émotions, le sortir de son
mutisme, mettre des mots sur ses actes)
* Ne le critiquez pas trop (Il est hypersensible aux critiques,
surtout à celles qui concernent son comportement. Evitez les
comparaisons avec ses frères et sœurs)
* Adoptez une langue synthétique (parler lui avec des phrases
directes, concrètes, logiques, sans vous perdre dans les
explications)
* Développez sa part de féminité (Apprenez-lui à assortir les
couleurs, à se coiffer, à prendre soin de lui ...)
* Posez des limites (C'est plus compliqué avec un petit garçon,
mais c'est nécessaire)
* Ne faites pas tout pour lui ! (Poussez-le à s'habiller
lui-même, à se coucher lui-même, acceptez qu'il s'éloigne de
vous)
* Soyez un model "social" (la maman peut être aussi un modèle
identificatoire social, elle peut porter son fils dans ses
ambitions)
Dossier mars
2009 - Alexandra (rédactrice)
|